La semaine en un chiffre : 2 744,2 milliards de FCFA (4,18 milliards d’euros) : projet de budget rectificatif 2026 du Togo, avec un déficit porté à 3,4 % du PIB.
Le gouvernement togolais a réduit de 0,3 % son budget 2026, à 2 744,2 milliards de FCFA (4,18 milliards d’euros), dans un projet de loi de finances rectificative adopté le 22 octobre, selon le site d’information du gouvernement. Le projet fixe le déficit à 247,6 milliards de FCFA (377 millions d’euros), soit 3,4 % du PIB, selon le site. Le projet de budget 2027 s’élève à 2 684,1 milliards de FCFA (4,09 milliards d’euros), 2,5 % de moins que le budget initial 2026 de 2 751,5 milliards de FCFA.
Analyse : Le déficit révisé dépasserait de 0,4 point de pourcentage la cible initiale de 3 % du PIB fixée pour 2026, qui correspond au plafond de l’UEMOA. La dépense globale a peu changé, ce qui indique que les recettes attendues ou d’autres postes du budget ont évolué. Les autorités ont indiqué que la révision vise à protéger les ménages de la hausse des prix des carburants et à mobiliser des financements extérieurs supplémentaires. Un déficit plus large concernerait les fournisseurs de l’État et les investisseurs en titres de la dette togolaise, mais le communiqué du Conseil des ministres ne donne pas de chiffres actualisés de recettes fiscales. L’examen par le Parlement du budget rectificatif 2026 et du projet de budget 2027 devrait éclairer les hypothèses retenues avant la fin de l’année.
Source : Gouvernement du Togo (republicoftogo.com), République Togolaise (site d’information du gouvernement), « Adoption du collectif budgétaire », 22 octobre 2026, rapportant le communiqué du Conseil des ministres du 22 octobre 2026, Exercice 2026 (révisé) et Exercice 2027 (projet) ; Togonews (Lomé), diffusé par AllAfrica, Togonews via AllAfrica, 19 décembre 2025, sur le projet de loi de finances 2026, Exercice 2026 (initial) ; Agence de presse africaine, Loi de finances 2026 adoptée par l’Assemblée nationale le 9 décembre 2025 (via APA), Exercice 2026
L’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) doit acheter plus de 41 000 tonnes de céréales aux producteurs en 2026, après un record de 31 086 tonnes collectées en 2025, contre 18 307 tonnes en 2024, selon le site d’information du gouvernement, qui cite des données du ministère de l’Agriculture. L’ANSAT a elle-même fixé à environ 13 000 tonnes, pour 2,6 milliards de FCFA (4,0 millions d’euros), l’objectif de la campagne d’achat lancée en octobre, a rapporté Togo First le 13 octobre.
Analyse : L’un des deux chiffres officiels d’achat est plus de trois fois supérieur à l’autre, et ni l’ANSAT ni le ministère n’ont expliqué pourquoi. Ils pourraient couvrir des périodes différentes, sans que cela soit confirmé. Même le chiffre le plus élevé ne représenterait qu’environ 2 % de la récolte céréalière prévue de 1,96 million de tonnes. Les achats pourraient soutenir les prix dans certaines zones, d’autant que le prix du maïs a reculé de 54 % sur un an, à 155 FCFA (0,24 euro) le kilogramme en septembre, selon Togo First. Les commerçants et les meuniers des Savanes, principale région fournisseuse avec 27 862 tonnes, pourraient être les premiers concernés. L’ANSAT n’a publié ni ses prix d’achat ni son calendrier.
Source : Gouvernement du Togo (republicoftogo.com), République Togolaise (site d’information du gouvernement), « Stocks de sécurité : record de 31 000 tonnes collectées en 2025 », 25 octobre 2026, citant des données du ministère de l’Agriculture, 2026 et 2025 et 2024 ; Togo First (Groupe Ecofin), Agence nationale de la sécurité alimentaire (ANSAT), via Togo First (13 octobre 2026), campagne 2026/27 ; Togo First (Groupe Ecofin), FEWS NET, via Togo First, septembre 2026 et 2026/27 ; Togo First (Groupe Ecofin), Mise à jour de septembre 2026 de FEWS NET (via Togo First), 2026/27 ; Togo First (Groupe Ecofin), ANSAT, via Togo First, campagne 2026/27
Le Togo a produit 45 000 tonnes de noix de cajou en 2025, soit 96 % de plus que les 22 937 tonnes de 2019, selon le site d’information du gouvernement, qui rend compte d’une présentation de l’Union européenne sur la filière. La campagne de commercialisation 2026 s’est ouverte en février avec un prix au producteur de 350 FCFA (0,53 euro) le kilogramme, contre 425 FCFA (0,65 euro) en 2025, selon le site.
Analyse : La production de cajou a doublé en six ans, tandis que le prix au producteur a reculé de 17,6 % cette campagne. Les producteurs ont donc touché moins par kilogramme malgré une production globale plus élevée. Le Togo a instauré en janvier 2026 des taxes sur les exportations de noix de cajou brutes, de karité et de soja, destinées selon la presse à soutenir la transformation locale. La mesure pourrait peser sur la concurrence entre exportateurs et acheteurs locaux, mais son effet sur les prix au producteur n’est pas établi. Les transformateurs comme Cajou Espoir, qui traite environ 15 % de la production nationale, pourraient trouver davantage de matière première sur place. Le prix d’ouverture de 2027, attendu vers février, sera un repère important.
Source : Gouvernement du Togo (republicoftogo.com), République Togolaise (site d’information du gouvernement), « Le Togo a doublé sa production de cajou en six ans », 23 octobre 2026, 2025 et 2019 et saison 2026 (à partir de février 2026) et saison 2025 ; Togonews (Lomé), diffusé par AllAfrica, Togonews via AllAfrica, « Priorité aux transformateurs locaux », 6 octobre 2026, À partir de janvier 2026
Le Togo prévoit de réhabiliter 846 kilomètres de pistes rurales dans la deuxième phase de son programme de pistes rurales, pour un coût annoncé de 35,54 milliards de FCFA (54,2 millions d’euros), a rapporté Togo First le 26 octobre, en présentant comme officiellement achevée la première phase, qui visait 935 kilomètres pour 23,21 milliards de FCFA (35,4 millions d’euros). Le site d’information du gouvernement avait toutefois indiqué le 24 octobre que la première phase avait permis de réhabiliter 625 kilomètres, près de 250 autres étant en chantier.
Analyse : La deuxième phase prévue coûte environ 42 millions de FCFA (64 000 euros) par kilomètre, soit près de 70 % de plus que les 24,8 millions de FCFA (37 800 euros) de la première phase, selon nos calculs. Les autorités et Togo First décrivent différemment l’avancement de la première phase : une cérémonie d’achèvement a eu lieu, alors que les chiffres du gouvernement font état de 625 km terminés et de 250 km en chantier, soit au total moins que l’objectif de 935 km. Ces pistes desservent des communautés de producteurs de coton, de café et de cacao. Les entreprises auront besoin d’un financement confirmé et de dates d’appels d’offres avant de planifier les travaux. L’AFD et la KfW cherchaient à réunir environ 50 millions d’euros supplémentaires d’ici fin 2026, mais aucune date de début des travaux n’a été annoncée.
Source : Togo First (Groupe Ecofin), Togo First, « Togo : 35,54 milliards FCFA prévus pour la deuxième phase du programme des pistes rurales », 26 octobre 2026, Phase 2 (prévu) et Phase 1 (2017-2026) ; Gouvernement du Togo (republicoftogo.com), République Togolaise (site d’information du gouvernement), « Un réseau rural plus accessible », 24 octobre 2026, Jusqu’à octobre 2026 et D’ici fin 2026 (objectif)
L’Allemagne a annoncé 39 millions d’euros de nouveaux financements pour le Togo à l’issue des consultations intergouvernementales tenues à Lomé le 23 octobre, dont 27 millions d’euros pour la coopération financière, qui finance l’investissement et les infrastructures, et 12 millions d’euros pour la coopération technique, selon le site d’information du gouvernement. L’agriculture reçoit la plus grande part, notamment le projet Irrigation+, les cantines scolaires et les pistes rurales, selon le site.
Analyse : Le nouvel engagement est inférieur aux cinq accords de financement de la Banque mondiale, d’un montant de 429 millions de dollars (385 millions d’euros), signés en juillet, mais il pourrait répondre à des besoins d’infrastructures précis. Les autorités ont mis en avant les pistes rurales, l’irrigation et le projet hydro-solaire de Nangbéto, des domaines susceptibles de créer du travail pour les bureaux d’études et les entreprises de génie civil. Le seul programme de pistes rurales cherche environ 50 millions d’euros supplémentaires auprès de la KfW et de l’AFD. L’Allemagne n’a pas précisé la répartition des 39 millions d’euros par projet. Des négociations prévues en 2027 devraient fixer des priorités plus larges, si bien que l’ampleur et le calendrier des futurs marchés restent incertains.
Source : Gouvernement du Togo (republicoftogo.com), République Togolaise (site d’information du gouvernement), « 39 millions d’euros : à quoi servira la nouvelle enveloppe allemande », 24 octobre 2026, Annoncé le 23 octobre 2026 ; Ministère des Finances et du Budget (Togo), Ministère des Finances et du Budget, communiqué, juillet 2026 ; Gouvernement du Togo (republicoftogo.com), République Togolaise (site d’information du gouvernement), « Un réseau rural plus accessible », 24 octobre 2026, D’ici fin 2026 (objectif)
Graphique de la semaine
Transactions de mobile money au Togo, en milliards de FCFA par trimestre, T1 2025-T2 2026 (ARCEP)
1 211
1 300
1 398
1 572
1 844
1 968
T1 25T2 25T3 25T4 25T1 26T2 26
Les quatre trimestres 2025 de l’ARCEP totalisent 5 481 milliards de FCFA (8,36 milliards d’euros), soit 24 % de plus que les 4 435,3 milliards de FCFA (6,76 milliards d’euros) publiés par la BCEAO pour l’année. Aucune des deux institutions n’a expliqué l’écart.. Source : Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), ARCEP Togo, Observatoire des marchés T1-2026, T1 2025 et T2 2025 et T3 2025 et T4 2025 et T1 2026 ; Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), ARCEP Togo, Observatoire des marchés T2-2026 (publié en septembre 2026), T2 2026.
Appel d'offres de la semaine
Modems de compteurs intelligents et concentrateurs de données destinés à la société d’électricité CEET
Acheteur
Ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières (Personne responsable des marchés publics), pour la CEET
Objet
Fourniture et mise en service de 1 200 modems reliant les compteurs moyenne tension à la plateforme de gestion des compteurs intelligents de la CEET et de 4 000 concentrateurs de données de compteurs intelligents basse tension, avec compteurs d’énergie, câbles et accessoires associés ; livraison en 240 jours, puis 180 jours de services connexes ; volet du programme de protection des revenus de la CEET ; appel d’offres international (AOI) ouvert, à deux enveloppes, pondération de 30 % pour la note technique et de 70 % pour le prix.
Montant
Non publié ; garantie de soumission de 50 millions de FCFA
Financement
Banque mondiale (crédit IDA-75540), Projet de développement inclusif à travers l’accès à l’électricité (IDEA, P176769)
Clôture
mercredi 11 novembre 2026
Les membres Alama Pro reçoivent le lien vers l’avis officiel de cet appel d’offres et de tous les autres.
Cette semaine dans Alama Pro
Dossier — Togo : comment les pénuries d’électricité compliquent les projets des investisseurs privés
10 signaux avec leurs calculs, des finances publiques, de l’agriculture, des pistes rurales et des financements des bailleurs à l’approvisionnement électrique, au mobile money, aux zones franches, à un accord avec Huawei et au commerce du soja
Quatre indicateurs suivis, de l’inflation et du trafic conteneurs du port de Lomé au rendement des obligations à cinq ans et aux exportations de phosphates, l’appel d’offres de la semaine et tous les appels d’offres ouverts que nous recensons, avec leurs dates limites
Les équivalents en euros utilisent la parité fixe de 655,957 FCFA pour un euro. Chaque chiffre provient de la source officielle citée. Une erreur ? Écrivez à info@alamareport.com ; les corrections paraissent dans le numéro suivant.
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