Le Togo et l’entreprise publique russe du nucléaire Rosatom ont signé le 28 octobre à Moscou, en marge du troisième sommet Russie-Afrique, un mémorandum d’entente sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, selon le site d’information économique Togo First et la publication spécialisée World Nuclear News. Le mémorandum crée des groupes de travail chargés d’évaluer des projets électriques et des usages non énergétiques, mais aucun contrat, aucune capacité ni aucun calendrier n’a été annoncé.
Analyse : L’accord fixe un cadre d’études, et non une décision de construire un réacteur. Aucune technologie, aucun site, aucun montant d’investissement ni aucun calendrier de construction n’a été retenu. À titre de comparaison, une unité nucléaire flottante de 100 mégawatts (MW), du type promu par Rosatom, représenterait environ 31 % des 327 MW de puissance installée du Togo fin 2024. Les importations en provenance du Nigeria et du Ghana ont fourni 46,7 % de l’électricité injectée sur le réseau cette année-là. Un programme nucléaire exigerait une longue préparation, ce qui rend peu probable tout effet à court terme sur les investissements prévus dans le solaire et le gaz. Aucune date n’a été annoncée pour les groupes de travail créés par le mémorandum.
Source : Togo First (Groupe Ecofin), Togo First, « Énergie : Rosatom et Lomé explorent une coopération dans le nucléaire civil », 29 octobre 2026, 28 octobre 2026 ; Togo First (Groupe Ecofin), Données du ministère des Mines et des Ressources énergétiques, via Togo First (25 juin 2026), Fin 2024 ; Togo First (Groupe Ecofin), Données du ministère chargé de l’Énergie, via Togo First, 2024