Les exportations burkinabè de fruits et de noix, frais ou secs, une catégorie douanière qui comprend la noix de cajou et la mangue, ont chuté de 56,1 % sur un an au deuxième trimestre 2026, à 46,4 milliards de FCFA (70,7 millions d’euros), selon la note trimestrielle sur le commerce extérieur de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD). L’indice des quantités de la catégorie a reculé de 59,9 %, tandis que l’indice des valeurs unitaires a progressé de 9,6 %, selon l’INSD.
Analyse : Ce sont les volumes exportés, et non les prix, qui expliquent la baisse : l’indice des valeurs unitaires a augmenté tandis que l’indice des quantités a reculé d’environ 60 %. Le recul est intervenu pendant la principale période d’expédition de la noix de cajou, mais l’INSD regroupe le cajou avec les autres fruits et noix. Ses chiffres ne permettent donc pas de dire si l’évolution tient à la production, à la transformation locale ou au commerce transfrontalier. Les exportations de coton ont évolué en sens inverse, en hausse de 45,8 %, à 40,7 milliards de FCFA (62 millions d’euros). Les exportateurs de cajou et les banques qui préparent la campagne 2027 pourraient avoir besoin de données plus détaillées de la filière. La prochaine note trimestrielle de l’INSD est attendue vers décembre.
Source : INSD, https://www.insd.bf/sites/default/files/2026-10/SCE_2T2026.pdf, T2 2026 et T2 2025 et S1 2026